Thèmes : Amour, société
C’est un court roman avec de courts chapitres mais une histoire pas si courte que ça. En lisant ce livre, on s’aperçoit que bien plus que la misère, c’est de la nature même de l’homme que Herta Müller choisit de nous parler. J’ai trouvé que cette romancière avait une forte capacité à créer une atmosphère, à poser un décor, à faire percevoir des sentiments et ce, avec peu de descriptions.
De plus, l’auteur a un style d’écriture bien particulier que j‘ai beaucoup apprécié. C’est une écriture très imagée composée de phrases courtes et sèches avec quelques touches métaphoriques : «Windisch ferme les yeux. Il sent la courbe de ses yeux entre ses mains. Ses yeux qui n’ont pas de visage» ou encore « Avec ses seuls yeux et sa pierre dans la poitrine, Windisch dit à haute voix: « L’homme est un grand faisan sur terre.» Ce que Windisch entend, ce n’est pas sa voix. Il sent que sa bouche est nue. Ce sont les murs qui ont parlé.»La construction du livre est très originale: en effet il est composé de plusieurs petites histoires qui sont comme des points de vue, ce qui ne permet pas forcement de suivre cette aventure facilement et cela m‘a déplu. Néanmoins, l’écriture est très belle, subtile et imagée, l’auteur décrit de beaux paysages, fait percevoir des sentiments avec une facilité surprenante ce qui rend ce livre agréable et intéressant . «L’homme est un grand faisan sur terre » , titre déconcertant n‘est-ce pas ? Ne dirait-on pas comme un proverbe ? Sa signification restera un mystère jusqu’à la fin du roman …







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